Sekizen Kan ou Shima Onsen

Publié le par racoon

    A mon sens, rien de tel que l'observation participante, j'ai mis à profit mes séjours au pays du soleil levant pour m'initier à cette culture et notamment aux onsens. Le témoignage est important car il reflète le ressenti. Cela m'a permis de comprendre l'engouement des Japonais pour ces établissements dont beaucoup sont en activité depuis plusieurs siècles! C'est le cas du 1er onsen que j'ai visité, Le Seki-zen Kan ou Shima Onsen, dans la préfecture de Gunma.

    Dans cette préfecture, les onsens sont tenus par des femmes et l'héritage est matriarcal. Ces femmes sont respectueusement appelées Okami San. Le Seki-zen Kan a ouvert ses portes en 1694, sous l'ère Genroku (1688-1704) et il appartient à la même famille depuis cette époque. Yoshiko Seki est la 19ème Okami San. La mémoire du lieu est entretenue par l'intermédiaire d'un musée au sein de l'établissement. Ces meubles et objets témoignent d'un esprit attaché au respect du passé et des ancêtres.
Ceci n'a pas empêché une certaine modernisation. Les canalisations en bambou ont été remplacées par des canalisation en matériaux inoxydables qui gardent la chaleur. Les radiateurs sont alimentés par l'eau du Onsen.
Chaque Onsen possède sa propre légende. Le Seki-zen Kan n'échappe pas à la rêgle: Il y a bien longtemps, un samouraï a traversé les montagnes qui bordent les actuelles préfectures de Gunma et de Nigata. Il a trouvé que cette montagne avait quelque chose de divin. Il a prié et médité un long moment. Pendant la nuit qui a suivie, il a vu un enfant venir à sa rencontre. Celui-ci lui a dit: "Vous avez bien prié le Kami donc je vais vous faire un cadeau". A son réveil, au petit matin, le samouraï vit jaillir une source qui se serait révélée efficace pour soigner 40 000 maladies, d'où le nom de Shima Onsen.

    A chaque chambre est attribuée une servante. Dans notre cas, elle se nommait Hiroko San. Elle a veillé sur nous pendant notre séjour. Pendant le repas du soir, elle nous a servi et, en même temps, elle a préparé notre chambre. Le kotatsu (petite table chauffante) est remplacé par les futons.
Le onsen regroupe plusieurs bains dont l'un est classé au patrimoine national. Le principal élément de l'eau de ce onsen est le sodium. Les robinets en pierre des bains sont recouverts de sel cristalisé. Le bain que j'ai préféré est le rotenburo, le bain extérieur. Le contraste entre l'eau brulante et l'air frais est plus qu'agréable, il est décontractant.
  Le plaisir de la bouche est un moment clé du bain. L'art du bain précède l'art de la table. Le soir, nous avons pris un menu Horai-yaki. Ce sont des poissons et fruits de mer que l'on cuit sur des braises. Les autres plats étaient de la tempura et des sashimis. Nous avons bu du sake tiède et du sakurayu, très ancienne boisson à base de fleurs de sakura. Le petit déjeuner est tout aussi fourni et fin. Chacune des 8 petites préparations est logée dans un coffret de bois, le tout accompagné de riz, bien sur, mais aussi d'un petit réchaud à braises surmonté d'un plat de viande et de légumes.
Pour moi, ce onsen remporte la palme du raffinement et du bien-être!!


                                                  
Je vous invite à voir l'album photo du Seki-zen Kan. Vous pouvez aller sur leur site internet: http://sekizenkan.co.jp/






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Publié dans Bain

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